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 WILLOW Ϟ there's nothing left but loss

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messages : 38
credits : Mzlle Alice / tumblr & peter bjorn and john
job : Chasseuse de sorciers et, le reste du temps, régisseuse à la télévision


MessageSujet: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 2:54


willowelenmoriarty
fairytales got twisted and decayed
NOM : Moriarty PRÉNOM(S) : Willow Elen, deux prénoms à forte connotation. Le premier renvoie indubitablement au mot anglais « willow », le saule fort et majestueux ; le second, à Hélène de Troie, personnage important et puissant de la mythologie grecque. . ☍ ÂGE : 25 ans. ☍ DATE ET LIEU DE NAISSANCE : un certain 6 novembre, dans une Londres pluvieuse. ☍ ORIGINES : Anglaises depuis de nombreuses décennies. ☍ JOB : Chasseuse de sorciers et le reste du temps, régisseuse adjointe à la télévision (et, lorsque l'occasion se présente, au cinéma). ☍ SITUATION : Célibataire, chose qui ne changera certainement pas avant l'extermination de l’entière population sorcière - captivée et rongée qu’elle est par la haine qu’elle éprouve envers tout ce qui est magique. ☍ GROUPE: burn in hell
Quelques Questions


Que représente Eaglesfield District pour vous ? Eaglesfield District, c’est le quartier que j’habite depuis ma naissance. Je pense pouvoir affirmer connaître toutes les rues, les ruelles, tous les recoins pour les avoir parcourus de nombreuses fois lors de mes courses effrénées contre mon frère. Tout m’y est familier - de la petite fissure dans le bas de la porte de l’épicerie fine aux vieux propriétaires des cafés en passant par la position de chaque arbre du parc du quartier - et je ne pourrais s’en doute jamais m’éloigner d’Eaglesfield. Trop de souvenirs y sont rattachés, plusieurs ne sont pas des plus gais, mais je m’y sens bien, j’y ai mes repères, et ce serait presque une trahison de partir de ce lieu.
Que pensez-vous de l'annonce du Premier Ministre Templesmith, il y a un an, sur l'existence des sorciers ? Un brave type, ce Mr Templesmith, pour oser révéler un tel secret, tout en sachant la violence et la méchanceté dont les sorciers sont habités. Vraiment. Peut-être devrait-il être consacré dieu mineur de la Vérité ? Bref, un véritable coup de maître. Il était temps que la véritable nature des sorciers soit révélée. Ces hypocrites pensaient-ils vraiment s’en sortir si aisément avec leurs méfaits ? Il n’y a pas de mot assez fort pour décrire tout le bonheur lorsque je songe à cet éclatement de vérité. C’est une bénédiction pour l’humanité, cette annonce. Enfin, tout n’est pas propre encore - le nombre de sorciers existants est toujours trop élevé, mais c’est un pas vers un monde meilleur, très certainement. D’ailleurs, ces révélations ont été plutôt pratiques pour la survie de l’Organisation, puisque de nombreuses gens normaux ont rejoint les rangs. Vraiment, je n’aurais pu espérer mieux. Chapeau, Mr Templesmith !
Un membre qui vous est cher se révèle être un sorcier, comment réagissez-vous ? Impensable. Imaginer un tel scénario me donne la nausée, mais pour les besoins de la cause, je veux bien tenter une réponse. Le choc avant tout. Le choc qu’on m’ait menti de la sorte, qu’on me trahisse ainsi. Ça ne ferait qu’envenimer ma haine envers les sorciers, et j'aurais une excellente nouvelle preuve de leur comportement fautif. Ensuite, le choc et la colère de m'être laissée duper si aisément, d'avoir baissé ma garde et laisser un tel être s'approcher de moi, d'avoir risqué ma vie. Ouf, non, ça ne se peut pas, ce serait un véritable cauchemar. J’imagine ... j’imagine que je devrais tuer ce prétendu ami. Pour le bien de l’humanité, pour la justice sociale. Ce serait difficile, mais je ne refilerais pas cette tâche à quiconque : je voudrais être celle qui fera regretter à ce traître de ne pas être mort noyé lorsqu'il avait quatre mois. Mais c’est impensable, tout simplement impensable. Je vois le visage de mes proches défiler et je ne peux m'imaginer qu’ils soient dotés de magie, ce serait terrible...
Quelles sont vos habitudes, vos manies ? Ont-elles changé à la suite de l’annonce ? Il n’y a aucun changement brutal dans ma routine, puisque j’étais déjà au courant de l’existence de sorciers. Cependant, j’ai commencé à être plus alerte aux conversations des gens, que ce soit au boulot, au centre commercial ou sur la rue. Tâter l’âme de la population, savoir ce qu’elle pensait de cette révélation. Et constater avec grand plaisir que plusieurs personnes ressentaient cette même fureur, presque ce dégoût des sorciers. Alors j’ai pu commencé le recrutement pour l’Organisation. Ce ne fut pas toujours facile, il fallait être discrète et sûre de convaincre, mais les rangs grossissaient sous le regard satisfait de mon père. Peu à peu, l’Organisation est devenue omniprésente dans ma vie et je pense qu’il ne se passe pas une heure sans que j’y songe. Que ce soit pour la chasse elle-même (qui est devenue une partie si importante de moi, une nécessité même. J’aime ces moments de traque, l’impression d’accomplir une noble action, de faire mon devoir...), pour le recrutement, pour les entraînements, pour le maintien de la société, une manière d’améliorer une technique, mon cerveau et mon coeur sont reliés de manière constante à l’Organisation. En dehors de cela, je suis sensiblement la même personne (ce qui est indispensable aussi pour garder les apparences). Je carbure toujours à l’aide de mes tasses thé vert quotidiennes (avec deux cuillerées de miel, s’il vous plaît) et, malgré mon travail nocturne de chasseresse qui grignote pas mal de mon énergie, je continue d’aller nager à tous les deux jours - activité essentiel à mon bien-être et à celui des autres (sans natation, je deviens encore plus stressée, stressante et d’humeur fort désagréable - c’est ce que William m’a dit). J’effectue normalement ce petit entraînement lorsque le soleil s’éveille à peine (j’ai toujours été une lève-très-tôt et une couche-très-tard, après ça, aller savoir quand je dors), si c’est une information intéressante pour quelqu’un. Sinon, j’aime bien lire de temps à autre - en fait, j’aime voler les livres que mon frère lit (il a toujours eu du goût pour les choisir et je n’ai jamais été déçue par mes vols). Je lis aussi beaucoup les nouvelles, j’ai toujours apprécié être au courant de ce qui se passe un peu partout (fouineuse ? plutôt curieuse). Et je ne suis jamais contre un petit verre (ou même deux) après une dure journée (ou même une tranquille). Mais le meilleur moyen de décontracter restera toujours de brancher mes écouteurs sur le système de son, glisser un disque de Beethoven, m'allonger sur le divan et accueillir le flot de notes avec délice - c'est mieux qu'une séance de yoga, je jure. J’ai aussi cette manie de mettre des posts-it un peu partout pour me rappeler des choses (oui, oui, j’utilise un code lorsqu’il s’agit des affaires relatives à l’Organisation) et de faire des listes (de choses à faire, à acheter, à lire, à manger, gens à tuer, etc.) - j’aime l’ordre, avoir les idées claires.

Anecdotes


don't say you're never gonna leave me

« Willow ? Tu veux bien me faire une tresse ? Tu sais comme maman les faisait. » L’aînée laissa échapper un petit soupir triste : « Je ne sais pas la faire, Loulou. Elle n’a pas ... » eu le temps de me la montrer, mais les mots se bloquèrent dans sa gorge nouée par la souffrance, comme à chaque fois qu’elle mentionnait sa mère. « S’il te plaît. » Dans sa petite robe blanche, les yeux attendris et le mince sourire chagriné, Louve était trop mignonne pour qu’on lui refusât quoi que ce soit. « Je vais essayer » promet alors Willow, en lui faisant signe de s’installer par terre. Elle agrippa sa brosse à cheveux, démêla le fouillis qui se trouvait sur la tête de sa petite soeur, enleva un restant de feuille de chêne qui s’y était glissé. Elle fronça les sourcils ; ce n’était pas exactement le genre d’objet qui était censé se retrouver dans une chevelure. « Depuis quand ne t’es-tu pas brossé les cheveux ? » s’enquiert-elle, sermonnante. La gamine se contenta d’hausser les épaules. « Lou ? » Willow avait cessé son activité de coiffeuse pour la remplacer par une séance de douces caresses sur le cuir chevelu de la petite. « Maman me manque » avoua-t-elle avant d’éclater en sanglots. Oh, Lou ! à moi aussi, tu sais, mais ce n’est pas une raison pour avoir des cheveux sales... elle entoura ses longs bras mal coordonnés autour des épaules et du cou de la benjamine, appuya son menton sur le dessus de son crâne. Et elle la serra fort, très fort, du plus fort qu’elle le pouvait, pour chasser cette eau salée qui s’écoulait à grand torrent. Mais les pleurs ne s’arrêtaient pas, peut-être ne cesseraient-ils jamais - comment auraient-ils pu ? Comment arrêter une telle douleur ? Et Willow pleura, en accompagnement. Combien de fois avait-elle pleuré depuis les trois derniers mois ? Elle avait cessé de compter, elle pleurait toujours. La plupart du temps, c’était pour la perte de sa mère. À sa tristesse sans fin se mêlait une incompréhension ; de tous les êtres humains, pourquoi avait-on décidé de lui enlever Julya Moriarty maintenant ? N’y avait-il pas une certaine logique à la vie, un ordre établi: les vieux en premiers, ensuite les jeunes ? C’était égoïste, terriblement égoïste de penser cela et ses larmes redoublaient alors. Mais c’était injuste, si injuste ... Aujourd’hui, elle pleurait pour l’inconsolable Louve. Tantôt, ce serait pour les biscuits au chocolat que son père n’aurait pas achetés, mais auxquels sa mère pensait tout le temps à prendre pour sa goinfre d’aînée. Demain, ce serait parce qu’il n’y aurait personne si la terrasse arrière qui lirait les nouvelles lorsqu’elle se réveillerait. Et dans une semaine, et dans trois mois, et dans un an, la douleur allait être tout aussi cruelle.
La première tentative fut terrible, de même que la deuxième et la troisième, et Louve lui fit remarquer gentiment : « Ce n’est pas très joli. » Sans un mot, la grande soeur avait alors défait sa mocheté et recommencé avec détermination. Car c’était plus qu’une tresse en jeu, c’était le sourire de Louve.


let's convince ourselves, it's all under control

Willow se réveilla brusquement lorsque la musique du générique débuta (un grand coup de cymbale, très efficace). Nom d’un brocoli trop cuit ! elle était censée être lit à cette heure-là ! Il y avait un examen super important de mathématique demain ! Les yeux mi-ouverts, elle fit rouler sa tête de droite à gauche (à moins que ce ne fut de gauche à droite ? ), tâtonna la petite table pour mettre la main sur la télécommande (qui se cachait en fait dans la craque du divan) et éteignit la télévision. Il lui fallut ensuite toute la motivation de l'univers pour se lever de son confortable lit improvisé et mettre cap vers sa chambre, au deuxième étage ( « Grhmf, des escaliers... » ). Dans le long corridor de la demeure Moriarty, la noirceur régnait, sauf devant le bureau du patriarche, monsieur Steven, où une fine lumière se glissait depuis le bas de la porte. Évidemment, songea la rouquine. Fidèle à ses habitudes, Steven Moriarty s’était enfermé dans sa petite pièce dès qu’il en avait eu l’occasion et n’en ressortirait que très tard. Trois ans que cette situation perdurait et toujours aucun éclaircissement. Sauf la très célèbre et agaçante phrase : « Je vous expliquerai plus tard, lorsque vous serez plus vieux. » Mais travailler si tard ? Sans doute s’était-il endormir, comme sa descendante et ainsi celle-ci décida d’aller jeter un coup d’oeil. Elle cogna doucement - au cas où - et fut bien surprise d’entendre un « Entrez ! » , propre de traces de fatigue. Elle exécuta le semi-ordre. « Willow ! Qu’y a-t-il ? » s’enquit Steven Moriarty. Son père pouvait bien parler avec énergie, tout son corps semblait réclamer une très longue sieste. Ses cheveux avaient grandement besoin d’un grand coup de ciseaux; sa barbe de trois jours, d’un rasoir; sa peau, de voir la couleur du soleil un peu plus longtemps que quinze minutes par jour; son estomac, d’ingérer moins de caféine et plus de légumes et ses chaussettes devaient être reprisées. Mais le pire, c’étaient les yeux. Les yeux doux et rieurs d’autrefois, remplis d’affection lorsqu’ils se posaient sur les enfants, les yeux d’un humain, n’avaient plus rien en commun avec ce nouveau regard : froid, distant, haineux et triste à en mourir. Une parcelle d’affection était toujours visible lorsqu’on cherchait loin derrière les autres sentiments, mais il n'y avait rien de bon à espérer pour l'avenir de Moriarty senior : il regretterait sa défunte femme toute sa vie et en resterait haineux à jamais. « Je suis venue voir si tout allait bien, tu ne devrais pas rester éveillé si tard, papa. » Elle s’approcha à petits pas pendant que ses yeux furetaient un peu partout : peut-être réussirait-elle à apercevoir un mot, une image qui lui donnerait une piste pour deviner ce que son père tramait, avec un peu de chance. « Toi non plus, Willow » répondit-il, un très mince sourire aux lèvres (ce qui relevait déjà du presque-miracle). « Mais tu as raison, je vais dormir très bientôt, dès que j’aurais résolu un petit truc. » La jeune Moriarty dodelina de la tête, prête à reculer, lorsque son père releva soudainement la tête de ses papiers pour la fixer. « Quel âge as-tu, Willow ? » Elle ne fut pas capable de retenir un « Le même que celui de William, plus trois minutes » qui ne fit pas rire son père. « Treize ? » « Quinze ! » s’indigna-t-elle. « Quinze ? » « Quinze. » « Voilà qui change bien des choses... » souffla-t-il, songeur. « Quelles choses ? » demanda-t-elle, la curiosité éveillée. Il lui fit signe d’approcher et de s’asseoir. Il s’éclaircit la gorge, chercha ses mots, les yeux quelque peu humides. « Tu te souviens des terribles circonstances de la mort de ta mère, ta chère mère ... » Comment oublier. Julya Moriarty avait été torturée et tuée sans pitié par un groupe de sorciers - sorte d’êtres humains qui n’étaient pas censés exister ailleurs que dans les contes - et cela n’avait pas une chose facile à avaler lorsqu’elle avait pris connaissance de cela, à ses douze ans. Mais la stupéfaction qui l’avait envahie lorsque son père leur avait appris cette vérité cachée avait vite disparu pour laisser place à une aversion sans borne à l’égard des sorciers. La digne fille de son père, quoi. Ce dernier avait d'ailleurs été d'une grande aide pour envenimer les sentiments de la rousse, puisque ne s’était pas passée une semaine sans qu'il ne fasse la remarque à ses enfants que tout était de la faute des sorciers, ces esprits diaboliques en puissance. « Eh bien, j’ai décidé qu’il fallait agir. Ne plus vivre dans cette peur, ne pas laisser d’autres innocents mourir par ces sorciers prétentieux. La magie est maléfique, Willow, tu le sais ? » « Oh oui ! » « Bien. Ne perds jamais cela de vue. La magie est maléfique et les sorciers sont maléfiques et cherchent à nous nuire. Les tempêtes, les accidents, les meurtres irrésolus, les inondations, l’effondrement de la Bourse, ce sont eux, Willow. Ils sont partout, on ne les voit pas, mais ils se nourrissent des nos malheurs. » Elle hocha la tête, un peu par politesse, car elle avait déjà entendu ce discours une dizaine de fois. Néanmoins, elle ne s’en lassa pas ; il était agréable de mériter la rare conversation de son père et blâmer quelqu’un pour leur tragédie familiale. En quelque sorte, un expiatoire. « Es-tu d’accord qu’il faut les punir ? » Elle hocha à nouveau la tête. Après tout, cela avait beaucoup de sens et correspondait à l’enseignement qu’elle recevait depuis qu’elle était petite : il ne fallait pas causer de mauvaises actions (comme mordre son frère), sinon, c’était la punition (le coin, donc). « Mais voilà ce qui me trottait dans la tête depuis longtemps : comment les punir ? Très peu de gens normaux, comme toi et moi, savent la vérité. Et nous ne pouvons la révéler, personne ne nous croirait. Nous devons donc agir nous-mêmes. » Dans son élan, son père s'était levé et longeait les côtés du bureau, touchant du doigt des cartes et des textes accrochés sur les murs. « Te souviens-tu comment on extermina les sorcières au Moyen-Âge ? On les brûlait, Willow. Vivantes. Pour les punir de leurs affreux crimes, les purifier. » Steven Moriarty s’était lancé dans un véritablement discours de propagande, mais sa fille buvait ses paroles. Bien sûr qu’il avait raison ! Et quelle merveilleuse idée ! Les sorciers étaient malveillants et méritaient tous le même sort : mourir dans d’atroces souffrances. Elle en ressentit même un ou deux papillons dans l'estomac à l'idée des persécuteurs de sa mère hurlante de douleur, suppliant pour leurs minables vies. « C’est sur cela que je travaille depuis tant de temps. Une organisation qui traquerait tous les sorciers et les brûlerait. » Will écarquilla les yeux : « Mais papa, il y a combien de sorciers dans le monde ? » Steven Moriarty soupira : « Beaucoup trop. Je n’ai pas d’estimation. Mais de toute façon, le plus nous en brûlerons, le mieux la planète se portera. » Évidemment ! Elle hocha la tête avec énergie. « Et quel était ce petit truc qui t’empêchait d’aller retrouver Morphée ? » demanda-t-elle. « Oh ! Pas grand chose. Le nom de cette organisation. J’avais pensé à AC : association des chasseurs. » « Pas terrible. » « FEU ? Fédération des Êtres Ulcérés ? » Pour seule réponse, la rouquine grimaça. « Pourquoi ne gardes-tu pas simplement Organisation ? Ou l’Organisation. C’est simple, ça ne révèle pas ce que c’est, donc c’est discret et loin des soupçons » suggéra Willow. Père Moriarty se gratta la joue, comme si cela pouvait l’aider à penser et prendre une décision. « Pas bête, Willow. Pas bête du tout. Oui ! Voilà. L’Organisation. L’Organisation est née ! Ha-ah ! » s’exclama joyeusement Steven. Il griffonna quelques trucs sur un papier qui traînait sur le bureau, puis se retourna vers sa fille. « Maintenant, file! » Le ton de sa voix lui indiqua qu’il valait mieux s’exécuter et vite. Juste avant de disparaître dans le couloir, elle jeta : « Demain, tu vas encore travailler sur l’Organisation ? » Hochement de tête. « Je pourrais venir ? » Hésitation. Petit hochement de tête. Willow sourit, s’éclipsa. Elle rêva cette nuit-là de bûchers grandioses.


better say your prayers 'cause you're never gonna make it home

Willow frotta subtilement son avant-bras, afin de vérifier que son bracelet métallique tenait encore sur son poignet. C’était rendu une manie ; il ne se passait pas une heure sans qu’elle ne touche le bijou. Ce dernier avait autrefois appartenu à feue Julya Moriarty et Willow l’avait déniché lorsque, nostalgique, elle avait fouillé dans une boîte contenant divers objets de sa mère. Quelques photos étaient logées dans le fond (Willow en avait chipé une, qu’elle glissa dans son porte-feuille et elle y est toujours. On y voit les jumeaux âgés de quatre ans sur le dos de leur père et la petite dans le bras de la mère, tous souriants, dans un grand jardin fleuri. Respiration de bonheur. Willow n’a aucun souvenir de cet évènement, mais elle aime bien s’imaginer cet après-midi heureux.), une bouteille de parfum vide, des lettres de ses copines lorsqu’elle avait quinze ans, divers bijoux et d’autres petits trucs de bureaux. Le bracelet en question avait tout de suite attirer son attention, parce qu’il détonait par son style tout autre. Il n’était pas particulièrement joli, flamboyant ou original (il était large et trois pierres y étaient incrustées : un grand péridot, une pierre précieuse verte, entourée de deux petites bleues, des agates bleues), mais il avait un certain charme. Ainsi Willow l’avait pris et, bien qu’elle sentait qu’elle avait tous les droits d’être ici et de prendre des objets, elle s’était dépêchée de tout remettre en ordre et de partir silencieusement avant que son père ne la découvrit. Elle ignorait qu’elle serait sa réaction si jamais il venait à l’apprendre, mais n’était pas non plus très désireuse de tenter l’expérience. Quelques années plus tard, lorsqu’il lui fallut un bijou pour la chasse, c’est tout naturellement qu’elle opta pour celui-ci.

Si Willow vérifiait maintenant que le bracelet était toujours accroché, c’était que sa survie en dépendait. Sans ce bijou, un sortilège de la mort pouvait l’atteindre et c’en serait fini de Willow Moriarty. Autant détestait-elle le bracelet - car c’était un objet magique et cela avait été toute une épreuve que de surmonter son dégoût et d’enfiler le froid bijou - qu’elle ne pouvait plus s’en séparer. Elle se sentait protégée en sa possession et cette pensée la rendait folle, d’ailleurs. Elle aimait alors se convaincre que cette sensation provenait plutôt de l’essence de sa mère qui veillait sur elle à travers le bracelet. 16 h. Bientôt l’heure, donc. Sur le plancher de sa cuisine, Will effectua quelques étirements, comme les athlètes, comme lorsqu’elle allait nager. Mais ce soir, ce n’était pas à la natation qu’elle jouerait. Ce soir, c’était la chasse aux sorciers. Si tout se passait bien, Willow s’occuperait de créer la troisième victime de l’Organisation, accompagnée de William, son plus fidèle acolyte, et d’un autre type, Philip. Willow avait été présente à toutes les étapes de la traque : elle avait recruté Philip, avait épié sa proie pendant des jours - voire des semaines -, avait élaboré un plan du tonnerre avec les deux garçons. Cette traque était devenue personnelle et devait aboutir à un résultat positif. Elle ressentit quelques chatouillements dans le bas de son ventre, issus d’un mélange de grande hâte et de légère anxiété.

Étendu par terre, le sorcier tentait de retenir le sang qui s’écoulait de sa hanche droite. Gravement blessé, il était désormais incapable de se déplacer et n’arrivait plus qu’à marmonner des syllabes incompréhensibles. Le coeur de Will rata un battement lorsqu’elle songea qu’il incantait peut-être un maléfice, ainsi s’empressa-t-elle de frapper avec son pied la main de l’homme qui tenait la baguette, elle sourit lorsqu’il poussa un soupir de douleur. Le bout de bois atterrit à quelques centimètres de William, qui se tenait à l’écart, et ce dernier la brisa rapidement. La rouquine n’adressait pas un seul mot à l’être par terre. Elle aurait pu, aisément. Lui cracher toute sa haine au visage, le blâmer pour son malheur familial, l’insulter, mais elle n’y voyait aucun intérêt. Elle le méprisait et n’avait aucune envie de créer un contact social avec lui. Elle se contenta de rire. Rire de la facilité avec laquelle il s’était laissé prendre au piège, rire de sa baguette brisée, rire de sa douleur, rire de dégoût, rire de son malheur, rire de sa mort imminente. Elle sortit de son sac une bouteille d’huile et en répandit une grande quantité sur le corps du sorcier. Elle referma le boucha lentement, laissant au malveillant bonhomme le temps d’angoisser et de les craindre, le temps qu’il regrette sa venue au monde, le temps que ses dernières minutes soient très désagréables. Philip lui balança le paquet d’allumettes : elle en craqua une, l’agita devant les yeux du sorcier qui tenta un mouvement vers l’arrière. Puis il poussa un cri : Philip venait de l’empêcher de fuir en écrasant douloureusement son pied sur sa jambe. Willow contourna alors le corps. Jeta l’allumette sur l’une des jambes du sorcier. De là, le feu prendrait plus de temps à se répandre vers les organes vitaux et le magicien resterait plus longtemps en vie et éveillé à souffrir. Lorsque les flammes attaquèrent sa peau, il récupéra magiquement l’usage de sa voix et cria. Willow observa sa lente agonie avec un sourire cruel aux lèvres. Elle se sentait bien, un poids en moins sur les épaules. Évidemment, la présence de Philip - aussi gentil et efficace qu'il pouvait être - jeta un peu d'ombre sur cette joyeuse mort, puisqu'elle rappelait brutalement l'absence de Louve. Qu'est-ce qu'il aurait été bon de chasser, les trois petits Moriarty ensemble. Soudés, intouchables comme à leur adolescence. Unis envers et contre tous... mais Louve s'était éclipsée de la famille trois ans auparavant. Penser à sa petite soeur était une activité assez douloureuse où l'angoisse lui tiraillait chaque centimètre carré de son être intérieur et elle devait alors passer une trentaine de secondes à se convaincre qu'elle « allait bien, c'est une grande fille débrouillarde, et je le saurais s'il lui arrivait quelque chose. » Puis, son regard se posa naturellement sur William, son jumeau, et elle retrouva une esquisse de son sourire. Elle se rapprocha, se faufila sous le bras de Will de manière à ce qu'il lui entourât les épaules et glissa son bras autour de sa taille. Autour de son irremplaçable, inestimable, essentiel Will. Nul endroit ne procurait autant de réconfort, nulle personne ne pouvait la faire sourire autant que son frère. Et aussi longtemps qu'il resterait à ses côtés, l'univers pouvait bien exploser que tout irait bien pour Willow.

Elle était très contente, fière de son trio qui avait débarrassé la terre d’une nuisance. Bien entendu, le globe pullulait d’autres gens de cette espèce, mais ils en viendraient à bout. Elle ne s’arrêterait pas avant cela, elle l’avait promis à son père et elle-même. Pour sa mère. Pour toutes les autres victimes. Pour la justice. Pour un monde propre. Pour un avenir meilleur.
Pour le plus grand bien.

Derrière l'écran

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Dernière édition par Willow E. Moriarty le Dim 15 Juil - 21:50, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 9:25

Bienvenue sur le forum et bonne chance pour ta fiche ! I love you
Emma t'es réservée pour cinq jours !

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    ▽ the cycle repeated as explosions broke in the sky. « J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule et que cette personne méritait que je fasse des efforts. J’ai merdé sur toute la ligne je l’admets, t’imagines pas comme je regrette. Je t’aime, t’es tout ce que j’ai au monde... »
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 9:36

Emma Stone
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 10:14

Bienvenue et bonne chance pour ta fiche

STONE est trop mimi
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 10:51

    bienvenue sur le forum I love you
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IN THIS WORLD OF DREAMS I AM INDESTRUCTIBLE.
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 11:40

Emma I love you
Bienvenue parmi nous :)

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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 12:13

Vos avatars sont tous magnifiques

Merci beaucoup tout le monde I love you
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 7 Juil - 23:36


Très bon choix de scénario (il me tentait en plus Arrow )
Bienvenuuuue I love you

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I was looking for a breath of life. For a little touch of heavenly light. But all the choirs in my head say no. To get a dream of life again. A little vision of the sight at the end. But all the choirs in my head say no. But I would need one more touch. Another taste of heavenly rush. And I believe, I believe it.
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Dim 8 Juil - 17:44

Bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Lun 9 Juil - 1:29

Vui, il est vraiment attrayant ce scénario J'ai pas pu y résisté, bien qu'il soit à des kilomètres du personnages que je pensais créer au départ Laughing

Merci beaucoup vous deux I love you

EDIT : J'ai théoriquement fini ma présentation, mais j'aimerais attendre d'avoir discuté de 2-3 trucs avec Louve avant de me signaler pour de bon ^^
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 14 Juil - 13:24

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuue officiellement choupette

J'ai hâte qu'on puisse rp ensemble I love you
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Sam 14 Juil - 23:17

Quel accueil

Sache que c'est très réciproque
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Ven 20 Juil - 8:58

    WILLOW Alors je viens de lire ta fiche et tu veux m'épouser ? je t'adore Tu t'es appropriée le personnage tout en restant la Willow que j'avais en tête, tu l'as fais vraiment vivre et c'est ça que je cherchais pour elle. Donc avec un peu de retard, je te valide avec grand plaisir (et je vais répondre à tes mps belle rousse )

_________________
I NEVER STOP FALLING FOR YOU.
l'amour est une catastrophe magnifique: savoir que l'on fonce dans le mur et accélérer quand même ; courir à sa perte, le sourire aux lèvres ; attendre avec curiosité le moment ou cela va foirer. l'amour est la seule déception programmée, le seul malheur prévisible dont on redemande.
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Ven 20 Juil - 13:16

Aah, c'est Noël en avance
Je suis contente que ça te convienne I love you
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MessageSujet: Re: WILLOW Ϟ there's nothing left but loss   Ven 20 Juil - 15:14

YAYYYY ! La famille est réunie (enfin presque réunie xDD)
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WILLOW Ϟ there's nothing left but loss

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